Comment le Tourisme Vie Sauvage est apparu

A la fin des années 1970, le photographe professionnel de vie sauvage, Lassi Rautiainen a été le premier à poser de la nourriture (appât ) pour les ours en Finlande afin de les photographier. Sans appât, il est impossible d’observer ours sauvages, gloutons et loups en Finlande ou dans toute autre région où les animaux sont chassés et deviennent par conséquent farouches.
Le tourisme vie sauvage a pris son envol dans les années 1980 lorsque Lassi est allé en Suède et en Norvège pour parler de ce type de photographie. Un nombre croissant de collègues photographes a souhaité le rejoindre pour prendre des photos d’ours en Finlande. Depuis 1991, des photographes de divers pays viennent dans les affûts photo de Lassi à Kuhmo. Alors que Lassi a commencé à photographier les ours dans la région de Suomussalmi, au nord de Kuhmo d’où il est originaire, aujourd’hui Wildlife Safaris Finlande SA opère principalement à Kuhmo (été et hiver) et Kuusamo (hiver). L’entreprise organise également des voyages à l’étranger.

Le souci de préservation de la nature inhérent au tourisme vie sauvage est cher au coeur de Lassi Rautiainen

L’objectif de Lassi est de favoriser, à l’aide de l’observation et de la photographie de la vie sauvage, une meilleure compréhension globale de la vie sauvage en Finlande et de faire connaître en particulier les terres sauvages de Finlande et les loups et les ours en particulier, mais aussi les spécificités de la vie finlandaise. En outre, il est avéré que l’existence du  tourisme vie sauvage et de la photographie de vie sauvage à Kuhmo contribue à empêcher le braconnage et à faire mieux accepter la vie sauvage parmi la population locale.

Nos animaux et le terrain d’action de Wildlife Safaris Finlande

Nos ours, loups et gloutons vivent la plus grande partie de l’année en Russie. La plupart de nos affûts photo ne sont qu’à quelques centaines de mètres de la frontière russe, dans une zone militaire dite « No man’s land » de 1-3 kilomès de large, une relique de l’époque de la guerre froide. Cette région frontalière est parfaite pour la photographie de vie sauvage car pour y accéder une autorisation est nécessaire.  Il n’y a par conséquent personne pour perturber nos aventures photographiques et faire fuir nos animaux.

Nourrir et photographier les prédateurs

Des autorisations sont nécessaires pour nourrir les prédateurs. Lassi s’est efforcé de pérenniser la possibilité d’organiser l’observation et la photographie de la vie sauvage dans les pays de l’Union Européenne. (La Finlande a adhéré à l’UE en 1995). Il a étroitement collaboré pendant des années avec le Ministère finlandais de l’agriculture. Finalement en avril 2009, la Commission européenne a permis que les États membres décident eux-mêmes de l’utilisation de carcasses d’animaux de ferme dans les terres sauvages. A la suite de cela, l’été 2009, la Finlande est devenue le premier pays de l’UE à adopter une loi autorisant la mise en place de carcasses pour les animaux sauvages. Pendant longtemps la chasse au chien viverrin et au renard à la charogne a été autorisée. Une vieille tradition finlandaise consistait à tuer les ours en utilisant des carcasses animales. Lorsqu’un ours tuait une vache, un mouton ou parfois même un cheval, les habitants de la localité construisaient une plateforme en bois dans un arbre proche. Là-haut un chasseur attendait le retour de l’ours pendant la nuit. Lorsqu’un ours était abattu, le chasseur était considéré comme une célébrité locale et le village en fête organisait une fête traditionnel avec un festin que l’on appelait peijaiset. Cependant l’utilisation de charognes pour la chasse à l’ours est interdite depuis longtemps par la loi finlandaise. Il existe encore malheureusement des chasseurs qui installent illégalement des charognes pour attirer les ours et les abattre. 


D’un autre côté, les carcasses d’animaux de ferme sont parfois utilisées pour sauver des espèces. Dans les années 1960, des toxines environnementales menaçaient gravement la survie du pygargue à queue blanche en Finlande. Le WWF et de nombreuses autres organisations de protection de la vie sauvage et d’amoureux de la nature ont énormément travaillé pendant plus de 30 ans sur les îles de la Baltique pour sauver les aigles friands de  viande de porc. Leur action concertée a été un tel succès que le WWF a cessé de nourrir les aigles en 2000. Pourtant encore aujourd’hui beaucoup d’observateurs d’oiseaux nourrissent à titre privé les aigles pour les observer ou les photographier, spécialement dans le but d’aider ces magnifiques oiseaux à survivre.

Observation et photographie de la Vie sauvage – l'un des produits Nature classé parmi les dix premiers de l’Union Européenne

En 2008, ce produit a même reçu un prix de l’UE, tandis que les journalistes finlandais spécialisés dans le tourisme ont attribué à « observation et photographie de la vie sauvage »  le prix du meilleur produit voyage nature en 2009. Chaque année des milliers d’amoureux de la nature visitent la Finlande pour voir et photographier la vie sauvage. Wildlife Safaris Finlande n’est plus le seul à proposer ce type d’activités. De la Carélie septentrionale à Kuusamo plusieurs entreprises familiales suivent le chemin tracé par le pionnier Lassi Rautiainen.